19 JUILLET 2008

19 JUILLET 2008
Comment parler d'amour quand on ne le connaît pas? La solution à ce problème est irrémédiable, à condition de faire cette expérience tant attendue par l'être humain. Posez vous la question. Suis-je amoureuse? Suis-je amoureux? Cela dit même si j'ai toujours eu l'infirme conviction que l'homme prête moins d'attention à ce genre de choses, je sais qu'il tombe encore heureusement, lui aussi amoureux. En dix sept ans d'existence je me suis toujours incessamment demandé ce qu'est l'amour. Il aura fallut attendre que CAMéRoune entre dans ma vie. Mais, pourquoi lui? Pourquoi m'avoir fait croisé la route de ce jeune homme que je peinerai à revoir? Pourquoi me faire tomber amoureuse d'un homme qui comptait rester dans ma ville moins de deux mois? Pourquoi me faire tomber amoureuse d'un homme qui se voit obligé de partir rejoindre son père à la Réunion? Pourquoi compliquer les choses? Mais l'amour simplifie les choses. Je l'aime. Il m'aime. Et je garde cette gourmette en souvenir de nos sentiments, pendant cette année qui sera on ne peux plus éprouvante. Et crois moi CAMéRoune je suis sérieuse quand je te promet de t'attendre. Crois bien qu'il soit difficile pour moi de t'offrir ma confiance. Crois bien, qu'il soit difficile pour moi de te regarder partir sans pouvoir t'aider à rester. Mais CAMéRoune, tu étais prêt à tout plaquer pour moi. Alors je t'offre mon amour. Et après ce mot doux, les larmes aux yeux je susurre au creux de ton oreille quelque chose que je n'ai jamais réussir à dire en vrai. Je t'aime, et voilà... maintenant tu le sais. Alors quand tu me réponds que tu m'aimes aussi mon c½ur rate un battement. Quand la tête enfouie entre mes épaules je t'entend me dire que tu es tombé amoureux de moi, mon c½ur s'arrête. Je te donne mon c½ur. Prends en soin, sèches mes larmes et serres moi fort encore. Ignore mes sanglots que je peine à cacher et garde longtemps cette larme que je t'ai dessinée. CAMéRoune, je suis folle et toi aussi. On est pareil et c'est pour ça que ça marchera. En attendant je ne lâche pas cette lettre que tu m'as écrite. Cette lettre qui a l'air longue à travers l'enveloppe qui fait ses mystères. Le vingt deux, alors qu'à 15h35 ton avion décollera, je serai moi de mon côté en route vers Antibes (pour des vacances que je me forcerai à ne pas savourer) et à cette heure précise j'ouvrirai cette enveloppe bariolée de paroles qui sont propres à nous. Et je me plongerai dans toutes ces paroles que tu aura peiné à écrire jusqu'à quatre heures du matin... Je t'aime. Et chaque jour je repenserai à tout notre bonheur. Et dans un an on fêtera ces difficultés, et on ne se quittera plus.
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# Posté le vendredi 18 juillet 2008 16:18
Modifié le dimanche 20 juillet 2008 07:22

14 JUILLET 2008

14 JUILLET 2008
J'aimerai que ce moment dure éternellement. Sentir encore ton c½ur battre, au rythme de nos souffles bien plus emmêlés que mes cheveux. Tout est noir. Je suis la tâche blanche au milieu de cette obscurité. Tu es le dernier coup du feu d'artifice qui nous accompagne. Je suis le train que nous n'avons pas eus. Tu es ce goût d'oasis que j'ai dans la bouche. Je suis la hantise que tu as quand je t'embrasse dans le cou. Tu es la stressante attente avant un rencart. Je suis cette liqueur framboise qui parfume tes lèvres. Tu le dis bien assez. On se complète. Je veux arrêter le temps. Que le réveil, que nous avons mis en place afin de ne pas oublier que je doit partir, ne sonne pas. Je veux m'endormir sur toi. Que ta tête soit enfouie au creux de mes épaules, et sentir tes lèvres appuyées sur ma peau. Je veux te serrer dans mes bras, comme si c'était toi qui était vulnérable. Je veux écrire le plus beau roman d'amour, où nous serions les personnages principaux. Je veux que tout le monde soit au courant de ton existence. Je veux rencontrer tes potes et tes frères et les entendre dire "Alors c'est toi!!! Il nous a beaucoup parlé de toi!". Je veux t'écrire mon prénom sur ton corps... Pourtant il est vingt trois heures et je n'ai le temps de rien faire. Le réveil de ton téléphone portable retentit. Tu m'énerves! Avec toi le temps passe trop vite!!! Mais tu ne me lâches pas. Alors j'efface ma précédente pensée, et je me laisse aller à tes bras. Car je t'aime. Je n'ose pas te le dire, mais tu le sais hein. Je te le dirai, mais pas tout de suite. Il faut bien te faire douter. Toi à qui tout me semble t'être du. Putain de réveil, c'est déjà le troisième rappel... Il ne pourrai pas nous laisser tranquille? Il ne pourrai pas nous laisser nous aimer en paix..!? Il s'efface, le temps d'une parole. Effectivement, il vaudrait mieux que je nous nous levions, si je ne veux pas que ma mère réalise qu'au lieu d'être en ville j'étais chez le gars dont je nie tout sentiments amoureux. A tâtons je cherche mes chaussures, et les enfiles. Il est plus de vingt trois heures vingt et nous sommes sortis. Ma mère me téléphone je lui ment, je me défends... CAMéRoune est sensé être à Montpellier. Il me laissera un peu plus loin. Histoire que ma mère tombe dans l'assurance de mes mots crédibilisés de la sorte. Mais en attendant, mes doigts sont serrés par ceux de mon petit ami secret. L'éblouissance de fars qui nous éclaboussent nous surprend. C'était ma mère. Regard meurtris... A l'ombre des regards un baiser de bonne nuit. Bien trop petit. Il tourne les talons en me souhaitant bonne chance. Je claque la portière et me blottis sur le siège passager. "C'est ton copain...!" Pas de réponse... autant ne pas lui mentir, elle nous a surprit. Pourquoi m'enfoncer? "Tu le connais même pas..." Je garde mon calme et mort ma langue. Sinon je vais exploser. Elle ne connaît rien à rien. J'ai le droit d'aimer qui je veux, merde! Le silence me fait encore plus mal, que le plus re-lou des sermons. Je descend précipitamment et monte dans ma chambre. Mon portable vibre, mon chéri va m'appeler. Il s'inquiète... Une heure plus tard nous avons raccrochés. Des images pleins la tête je m'assoupis. Le quatorze juillet deux-mille huit. Fête Nationale. Je m'en rappellerai éternellement. Mais ce sont les belles images qui resteront gravées.
# Posté le mardi 15 juillet 2008 16:34

10 JUILLET 2008

10 JUILLET 2008
Il est treize heures moins le quart, et j'ai les yeux qui brûlent. Evidemment passer ma nuit au téléphone avec CAMéRoune en est certainement la cause. Rajoutons à cela des larmes salées vieilles d'à peine une demie heure, et l'affreuse chaleur qui m'empoigne. Vois-tu Papa, j'obéis à tes volontés. Tu devrais me remercier plutôt que de m'expliquer sans le moindre calme, que tu n'en a rien à faire de moi et que tu ne déboursera pas un centime pour moi, que tu ne m'emmènera pas à la gare. Que j'ai qu'à y aller à pieds, que je peux même partir avec mes "Blackos" que je peux même crever, tu t'en fous. Je le sais vois-tu. Pourquoi me le répéter sans cesse? Pourquoi essayer de me faire mal..? Je pourrai moi aussi affirmer que je n'en ai rien à foutre. Seulement si c'était le cas, je n'en aurai pas pleuré recroquevillée sur le carrelage de la salle de bain. Il y a bien longtemps que j'ai compris que je n'aurai jamais une relation quelques peu normale avec toi. Je l'ai compris, ce jour où tu m'avais poignardée d'une phrase qui résonne encore en moi, malgré ses dizaines d'années d'ancienneté. "Tu n'es rien pour moi." Froide, et blessante. Mais n'essaies pas de me dire que tu es mon père. Ton sang coule peut-être en moi, mais la sécheresse de ton c½ur me fait perdre ma réserve d'amour pour toi. Un père ne laisserai pas sa fille partir à pieds par radinerie. Un père, ne laisserai pas sa fille lever son bras gauche et tendre le pouce. Un père ne laisserai pas sa fille monter dans la voiture d'un ouvrier d'une cinquantaine d'années pour moins de dix minutes de route. Un père ne laisserai pas sa fille prendre de tels risques. Mais l'exception fait la règle. Mon père en est la preuve. Cela dit, cet homme aussi inintéressant fût-il, n'avais rien d'autre que la gentillesse de me déposer selon ma volonté. Je ne saurai jamais rien de lui, mais je ne l'oublierais jamais. Il ne saura jamais rien de moi. Peut-être son silence rengorgeait de questions à propos de ma personne. Evidemment ce n'est pas souvent, que l'on voit une jeune fille de dix-sept ans marcher en bord de route de campagne en talons, et munie d'un sac à main. Alors pourquoi... pourquoi étais-je cette fille là? Parce que je suis folle et impulsive. Parce que je sais ce que je veux, et que la discipline est invisible à ma liste. Parce que la passion c'est trop beau. Parce que j'imagine le sourire de CAMéRoune en réalisant ce que j'ai fait pour le voir. Parce que maintenant je suis à la gare en train d'attendre l'heure à laquelle je partirai le rejoindre. Parce qu'il me fera oublier les mauvaises paroles de mon géniteur par ses baisers infini que nous partagerons des heures durant allongés dans l'herbe du parc. Enlacés, serrés... Parce qu'il me soufflera soucieux de ne plus jamais faire du stop... Parce qu'en se quittant il aura la délicatesse de se cacher dans le sous terrain jusqu'à ce que ma mère ai démarré. Parce qu'un inconnu lui dira que c'est beau l'amour. Parce que c'est la première fois que je représente l'amour aux yeux d'une personne. Et c'est tout bonnement merveilleux!
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# Posté le vendredi 11 juillet 2008 07:08

09 JUILLET 2008

09 JUILLET 2008
The Simpson le film... Nous sommes de grands enfants, c'est ce qui est tant attachant. Rigoler avec une insouciance éclatante. S'allonger de tout son long, agonir de chaleur sous cette couverture... générique... On atterrit sur France 5. Il n'y a rien à la télévision, non je ne veux pas choisir le programme! Sincèrement je n'ai même pas envie de regarder la télé. Mais vraiment pas du tout... Tant pis on reste sur France 5. On se tape un documentaire sur les crocodiles, main dans la main. Comme hier. Nos bras s'enlacent. Je pose ma main sur son torse... J'aime sentir son c½ur battre. La peau de sa joue défile sous mes doigts, une sueur froide coule le long de mon dos, sous son bras. Zigzaguant entre mes pores frissonnants. J'entends une animatrice vanter les mérites de la "splendide" ville de Marseille. Je ne regarde plus la télévision. Je le regarde lui. Son index lève mon menton, mon nez frôle le sien. Mes yeux se ferment, ses lèvres effleurent les miennes. Trois heures plus tard nous nous soucions à peine de l'heure, que nous n'avons vraisemblablement pas vu passer... Une légèreté nous enveloppe. On continue à s'embrasser. J'ai pas envie de partir que je lui dit..! Il lâche un rire succinct au creux de mon cou. Ses lèvres ne lâchent pas ma peau. Je ne veux pas. Je le serre fort. Le plus fort possible. Mais il est plus de dix- neuf heures... C'est triste, mais ainsi. On repli le lit en canapé, et quittons l'appartement. Il fait chaud et le soleil couchant nous aveugle. J'embaume mes lèvres d'une brillance framboisée. Du rap accompagne nos pas. Paroles insipides, dans quelques mètres nous nous quitterons. Nous guettons, la présence de la voiture de ma très chère mère. Coin de rue, il empoigne mes coudes. Je te laisse ici, faux pas qu'on se fasse griller, qu'il me souffle. Un baiser... on s'écarte d'un demi centimètre. Je le resserre. Un autre baiser... et alors qu'il repart en direction de chez lui, je continue en direction de la gare. Au bout de la rue, je longe le mur pour voir où est garée ma mère. Elle n'est pas encore arrivée. Tant mieux pour moi, en quelques pas précipités je parcours le parking et attends son arrivée. J'ai un goût de CAMéRoune sur les lèvres. Vivement son coup de fil...
# Posté le mercredi 09 juillet 2008 15:08

08 JUILLET 2008

08 JUILLET 2008
Je sort d'un rêve somnambulique. Ai-je rêvé... Si oui ce rêve fût tellement réaliste, que je l'envie. Il faudra absolument que je le reprenne là où je l'ai laissé tombé. Mais cette sensation moite au creux de ma paume me prouve que j'ai bien vécu tout cela. La tiédeur qui possède tout mon corps... Dire qu'il y a une heure encore j'étais blottie près de toi. Dire que nos doigts s'entremêlaient, se déployaient, se saisissaient... Comment ais-je pu oser? Je n'en sait rien, mais bordel qu'est ce que ça me plaît! Recommences à chaque fois s'il te plaît... Caresses moi les cheveux jusqu'à l'épuisement... Ouvres moi ton c½ur. Mets ta pudeur sentimentale de côté veux-tu... Dis moi ce que tu as écrit sur les murs de la gare CAMéRoune... Dis le moi, sinon je le ferai tu sais. Je m'en contrefous putain... Tu me rends capable de tout tu le sais hein. Tu le sais, chéri. Oh comme j'ai envie de te glisser des mots doux qui glisseraient le longs de ta joue. Comme j'ai envie de t'embrasser au creux de ton coup et de connaître par c½ur le goût de ta peau. T'es dangereux, en as-tu au moins conscience... Non je ne te demandes pas de réponse..! Prends ma main qui frôle ton corps, sert la fort... Continues.

# Posté le mardi 08 juillet 2008 14:25